Les ateliers ouverts

Entrée libre du au à L’Île-Saint-Denis
Vernissages

L’Île-Saint-Denis compte un grand nombre de créateurs réunis sur son territoire, certains depuis plusieurs décennies, d’autres depuis des années, d’autres encore depuis quelques mois. Afin de rendre visible et vivante cette richesse, les artistes ilodionysiens ont à cœur d’ouvrir leurs lieux de création le temps d’un week end, et d’inviter les habitants, les voisins, les enfants, à découvrir leurs pratiques et à tisser des liens. Les portes ouvertes des ateliers seront aussi, évidemment, l’occasion d’inviter d’autres publics, à venir de Paris ou des communes limitrophes, pour découvrir L’Île-Saint-Denis autrement.

Venez et goûtez l’hospitalité ilodionysienne ! L’entrée est libre de 14 heures à 18 heures ; avant-première le jeudi 25 à 20 heures ; vernissages et inauguration le vendredi 26 à partir de 18 heures ; concerts le samedi 27 à partir de 19 heures.
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Programme
jeudi 25 vendredi 26 samedi 27 dimanche 28
10 h 00 Frida Kahlo
11 h 00
12 h 00 PPTP PPTP
13 h 00
14 h 00 Aquar’île in.plano Le Marquis MURALS La vie sauvage Aquar’île in.plano Le Marquis Jean-Luc Blanc Chloé Dugit-Gros & Marilyne Gillois La vie sauvage L’Essoreuse Actlab Aquar’île in.plano Le Marquis Jean-Luc Blanc Chloé Dugit-Gros & Marilyne Gillois La vie sauvage
15 h 00 Le Bel Avenir Laetitia Chauvin ICI Le Bel Avenir Laetitia Chauvin
16 h 00 La vie sauvage L’Essoreuse La vie sauvage L’Essoreuse Théâtre Nout
La vie sauvage L’Essoreuse La vie sauvage
17 h 00 Théâtre Nout
18 h 00 Aquar’île in.plano Le Marquis MURALS La vie sauvage Chloé Dugit-Gros & Marilyne Gillois ICI
19 h 00 Actlab Marie Tavernier Hydropathes
20 h 00 Théâtre Nout Théâtre Nout Actlab Les Vilains Chicots
21 h 00 Le Bel Avenir
Le Bel Avenir Golden Q Actlab Swing da Alegria
22 h 00
23 h 00
Actlab Hydropathes
00 h 00
01 h 00

informations détaillées en infobulles

jeudi 25 janvier

vendredi 26 janvier

samedi 27 janvier
Fête des lumières

dimanche 28 janvier

Parcours

Participants

Aquar’île

Aquar’île

Atelier de peinture, dessin, photographie et mosaïques

13, quai de Seine
  • portes ouvertes ,  ;
  • vernissage le .
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Bellastock

ActLab de Bellastock

Association de recherche en architecture expérimentale

9, quai du Châtelier
  • portes ouvertes  ;
  • guingette, buffet et concerts des Hydropathes, des Vilains Chicots et de Swing da Alegria, du
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Le Bel Avenir

Le Bel Avenir

Point de rencontre, d’information et de restauration

10, place de la Libération
  • ouvert ,  ;
  • innauguration des Ateliers ouverts  ;
  • concert de Golden Q le .
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Laetitia Chauvin

Laetitia Chauvin

Critique d’art et relais des visites d’ateliers

  • visites au départ du Bel Avenir , .
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Chloé Dugit-Gros & Marilyne Gillois

Chloé Dugit-Gros & Marilyne Gillois

Atelier d’architecture et de scénographie

2, rue Paul-et-Armand-Fumouze
  • portes ouvertes ,  ;
  • vernissage le .
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L’Essoreuse

L’Essoreuse

Compagnie de danse

  • duos de ballet impromptus dans divers ateliers ;
  • performance à La vie sauvage les ,  ;
@
ICI

Initiatives construites ilodionysiennes (ICI ¡)

Association d’architectes et d’urbanistes

rue Jean-Lurçat
  • Fête des lumières  ;
  • buvette et friterie  ;
  • animation d’ateliers créatifs  ;
  • balade lumineuse au départ de la rue Jean-Lurçat, à .
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in.plano

in.plano

Atelier d’artiste

62, avenue Jean-Jaurès
  • portes ouvertes ,  ;
  • vernissage le .
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Le Marquis

Le Marquis

Atelier d’artiste

62, avenue Jean-Jaurès
  • portes ouvertes ,  ;
  • vernissage le .
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Théâtre Nout

Théâtre Nout

Salle de spectacle

7, rue du 19-Mars-1962
  • avant-première des Ateliers ouverts  ;
  • représentation du Bel Indifférent  ;
  • représentation du Bel Indifférent  ;
  • représentation de Pinocchio  ;
  • pot de décrochage des Ateliers ouverts .
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MURALS

Mouvement urbain de réappropriation artistique locale et sociale (MURALS)

Ateliers d’art plastique et de peinture murale participative

20, rue Méchin
  • portes ouvertes  ;
  • vernissage le .

Peintures murales visibles

  • Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts au 31, rue du Bocage ;
  • Quartier sud au 12, rue Marcel-Cachin ;
  • Quartier nord au 13, rue Berthelot ;
  • Refuse résiste à la promenade des impressionistes, lez le collège Alfred Sisley ;
  • Cinq Continents à la maison du parc départemental de l'île Saint-Denis.
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PPTP

Vincent Charra

Peintre et sculpteur chez Pour payer Trésor public (PPTP)

23, avenue Jean-Jaurès
  • portes ouvertes , .
@
La vie sauvage

La vie sauvage

Atelier d’artiste

4, passage Cordier
  • portes ouvertes ,  ;
  • vernissage le  ;
  • performance de l’Essoreuse les , .
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Frida Kahlo

Frida Kahlo

École d'art

1 bis, rue Méchin
  • portes ouvertes
Golden Q

Golden Q

Cantateur

  • concert au Bel Avenir le .
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Jean-Luc Blanc

Jean-Luc Blanc

Artiste

7, avenue Jean-Jaurès
  • portes ouvertes , .
@
Marie Tavernier

Marie Tavernier

Vidéaste

  • projection de Chantier à Bellastock.
Les Hydropathes

Les Hydropathes

Artistes

  • animation du bal traditionnel à Bellastock ;
  • concert à Bellastock.
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Les Vilains Chicots

Les Vilains Chicots

Fanfare funk et afro-latine

  • concert à Bellastock.
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Swing da Alegria

Swing da Alegria

Groupe brésilien

  • concert à Bellastock.
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Initiatives construites ilodionysiennes

En 2014, les initiatives construites ilodionysiennes (ICI ¡) sont fondées dans l’optique de valoriser les ressources délaissées de l’île Saint-Denis. Elles activent et mettent en réseau les espaces, matériaux, savoir-faire et végétaux. Ces ressources sont considérées comme des opportunités facilitant l’émergence d’initiatives des habitants. Les compétences propres à l’association permettent à la fois de porter un diagnostic sur les ressources disponibles, de structurer des envies pour qu’elles deviennent des projets, de les concevoir dans l’espace et d’illustrer leur processus.

 Depuis octobre 2015, l’association ICI ¡ créé et anime une plateforme d’échanges autour de la future transformation du quartier Sud de L’Île-Saint-Denis. C’est dans le cadre de la co-construction du programme national de rénovation urbaine (NPNRU) que les membres de l’association développent des outils de projections et organisent des moments d’échanges avec les habitants, les associations et les institutionnels acteurs de la rénovation.

ICI ¡ questionnent au travers de ces différents formats le rôle de l’expertise d’usage, celle des habitants, dans l’organe décisionnel des grands projets d'aménagements. Les actions menées se glissent dans les failles de la mécanique globale pour devancer les phases opérationnelles et proposer une évaluation progressive des scénarios de projet.

ICI ¡ trouvent leurs racines dans l’architecture. L’association est fondée à la suite du diplôme de fin d’étude de cinq étudiants de l’école d’architecture de Paris La Villette.


L’Essoreuse

L’Essoreuse fonde son activité autour de la création chorégraphique, des performances en milieu urbain et des ateliers de formation à la danse butō.

 Ses projets prennent vie dans le territoire en constante transformation qu’est la banlieue nord de Paris. Ils se nourrissent de la diversité des cultures, de l’entrecroisement des voies de passage. Ils puisent aux forces qui émanent de la métamorphose des paysages et de toutes les formes de rencontres que ce territoire rend possible.


in.plano

In.plano est une plateforme de recherches et de production qui a pour mission la diffusion et la valorisation de la création contemporaine sur un principe de mutualisation des savoirs et des équipements. Fondée en 2017, l’association a vocation à proposer une programmation riche et variée, en collaboration avec des commissaires, critiques, et artistes invités (expositions, conférences, séminaires, visites d’atelier, concert etc.)

 Le collectif se compose de douze jeunes artistes aux pratiques pluridisciplinaires : Alexis Chrun, Nikolay Georgiev, Tania Gheerbrant, Philémon Hervé, Laure Mathieu, Sarah Nefissa Belhadjali, Lucie Planty, Camille Raimbault, Caroline Reveillaud, Nastassia Takvorian, Laure Tiberghien et Mélanie Villemot.


Aquar’île

Crée en 1996, Aquar’île est une association d’habitants de l'île Saint-Denis dont l'objectif est d'impliquer la population dans le domaine artistique au travers d'interventions graphiques, de projets, d'expositions. Elle travaille actuellement à la réalisation d'une œuvre monumentale sur la place du bocage (mosaïques) après avoir participé activement à l'atelier d'art public du bocage initié par Jeunesse feu vert et le sculpteur Henri Marquet.


La vie sauvage

Au cœur de l’île Saint-Denis, La vie sauvage regroupe depuis juillet 2014 huit jeunes artistes issus des Arts décoratifs (Paris). Ils y associent leurs pratiques des arts appliqués (céramique, livre animé, scénographie, cinéma d’animation…) ainsi que des arts plastiques (peinture, sculpture, gravure, installation…) et développent, dans cet espace modulable, leurs activités professionnelles et leurs pratiques personnelles. Profitant de la diversité des pratiques qui s’y expriment, elle est devenue un espace enrichissant pour la quinzaine artistes qui s’y sont jusqu’à présent succédé.

 La vie sauvage ouvre ses portes chaque année et présente de façon simple et conviviale une sélection d’œuvres de ses résidents : Domitille Martin, Lucie Passama, Julien Rodriguez, Éric Singelin, Hyacinthus, Colin Thil, Irène Buigues-Cushing, Adrienne Nowak.


Le Marquis

Le Marquis est un atelier d’artistes et un espace d’art ouvert en novembre 2016 dans un ancien bâtiment industriel. Cet atelier de deux cents mètres carrés décloisonnés, répartis sur deux étages, héberge le travail de sept jeunes artistes réunis par le désir de créer un espace de production, d’échange d’idées et de connaissances dans un contexte d’amitié.

 Pour les membres du Marquis, l’organisation d’expositions et d’événements, en marge de leur pratique plastique, n’est pas nouvelle. Entre 2012 et 2016, Camille Besson a participé successivement à la création et à la direction des espaces Portmanteau, Jeudi et portmanteaurotaryplate.space. Maxime Testu a lui aussi dirigé Jeudi à Genève et est, avec Raphaël Rossi, porteur du projet littéraire en ligne romaine.co. Théo Demans fut membre fondateur et acteur de l’espace multidisciplinaire PostNorma à Amsterdam. Il est également, avec Raphaël Rossi, concepteur du projet de label Mortal Recording rejoint par Erwan Sene en 2016. Erwan Sene vient aussi de lancer son nouveau label Cellar Door Service.

 En parallèle à l’activité d’atelier, le rez-de-chaussée est ponctuellement converti en lieu d’exposition. Ce programme d’exposition est nourri par le désir de créer des relations entre des artistes locaux et internationaux et le public du Grand Paris. Les deux premières expositions du Marquis réunissaient plusieurs dizaines d’artistes de la scène parisienne, des jeunes artistes et des plus confirmés, aux approches et horizons différents. Ces manifestations ont permis de dresser un constat exhaustif de la pratique contemporaine actuelle à Paris. Pour sa troisième exposition, Le Marquis et ses résidents proposaient, hors de ces murs, l’exposition Au-delà du bien et du bad, un événement en marge de la Foire internationale d'art contemporain (FIAC), qui, grâce à une scénographie spectaculaire, a su imprimer la mémoire de son public et des habitants du Xe arrondissement.

 En mars, l’exposition Euro Pizza de l’artiste suisse Fabian Boschung, ouvrira la nouvelle série d’expositions personnelles proposée par le Marquis dans ses locaux. Le Marquis désire concentrer ses efforts à des expositions mettant en avant un artiste en lui proposant carte blanche. Par l’intermédiaire des connexions transnationales de ses membres (Suisse, Belgique, Pays-Bas, États-Unis), Le Marquis veut ainsi contribuer, à son échelle, au rayonnement d’échanges artistiques transnationaux, en offrant à son public des propositions rares, voir inédites d’artistes étrangers invités à Paris.


Maryline Gillois

Maryline Gillois est architecte indépendante depuis 2008. Depuis quelques années, elles développe une pratique de l'architecture en relation avec les artistes. elle conçoit des dispositifs architecturaux ou scénographiques, des installations artistiques le plus souvent en collaboration avec des créateurs.

 Elle conçoit des scénographies d’exposition, des dispositifs architecturaux qui font intervenir des matières telles que le son, la lumière, le graphisme, les nouvelles technologies… son activité se nourrit de dynamiques collectives et d’alliances avec des créateurs, des artistes, des designers sonores, des metteurs en scène qui cherchent à matérialiser une idée artistique.

 À travers des collaborations ponctuelles avec des agences d’architectures, elle développe également des muséographies pour des équipements publics comme le muséoparc d’Alésia, autour de l’architecte Bernard Tschumi en 2016.


Chloé Dugit-Gros

Depuis sa sortie des Beaux-arts de Paris en 2006, Chloé Dugit-Gros a bénéficié de plusieurs expositions dans des institutions tout en restant fidèle aux espaces alternatifs : le 6b à Saint-Denis, la Couleuvre à Saint-Ouen ou Arco à Nevers. Elle à obtenu des résidences de travail à Astérides à Marseille, au programme international d'échange et d'ateliers (IAAB) à Bâle et au centre d’art du Parc Saint-Léger à Pougues-les-eaux.

 Elle a exposée récemment à la Toshiba House de Besançon, à la Radiator Gallery, et Scaramouche Gallery à New York, au centre d’art de Quimper, à la PSM Gallery à Berlin, au Wiels et à la Fondation Boghossian à Bruxelles…

 L’œuvre de Chloé Dugit-Gros est traversée par des formes élémentaires qui surgissent dans les dessins, se transposent en sculptures, forment des environnements, font des apparitions en vidéo. Elles semblent vivre une vie autonome, vagabondant d’un médium à l’autre, parmi tout ceux qu’expérimente l’artiste.

 Mais d’où viennent-elles ? D’un imaginaire qui aurait filtré les motifs de la culture savante et populaire, ceux de l’art minimal, de l’architecture moderniste, des papiers peints new age, des enseignes de disquaires et des signes de ralliement du hip hop. Parfois inventoriées, comme dans la série peinture sur plexiglass intitulée We are family too (2014), c’est un alphabet ou un tableau périodique disponible à tous les jeux de composition, ceux que Chloé Dugit-Gros pratique avec la passion du petit chimiste grisé parle risque que le mélange lui saute à la figure.


Golden Q

Les spectacles de Golden Q sont un peu comme ceux que l’on se souvient avoir fait à l’école primaire si ce n'est que l’on n’avait alors ni poppers ni costume confectionné par Cerise Lopez et Morgane Le Pechon.


Les Vilains Chicots

Ces moult cuivres, anches et peaux tendues qui se firent les dents, il fut un temps, à l’École nationale supérieure des arts décoratifs, se sont à présent débarrassés de leurs appareils et ont détartré leurs instruments pour répandre, la rage dedans et tous pavillons dehors, bonne humeur, funk, cumbia et afrobeat aux terrains vagues ilodionysiens. Ainsi soit-il !


Les Hydropathes

Les Hydropathes sont un collectif aux activités diverses, composés d'une soixantaine d’artistes et de bénévoles, dont des musiciens de tous bords : groupes de funk, jazz, rock, mais aussi rappeurs, créateurs de musiques électroniques, DJ, etc.


Maria Tomé

à La vie sauvage

Protéïforme et versatile, le travail de Maria Tomé se range difficilement dans les cases formées par les paramètres habituels de l’art contemporain ; ces paramètres qui permettent soit au collectionneur de flatter et rassurer son propre égo soit à l’investisseur de faire du profit. Cette autodidacte suit depuis le début un parcours inhabituel : Elle se forme d’abord à la photographie et devient assistante de James Lignier, qui lui offre son premier appareil argentique. Avec ce Nikon F3 elle voyage en prenant des photos. En 1991 elle se retrouve à l’Hôpital FMR, lieu exceptionnel de l’époque, vraie pépinière d’artistes « antiacadémiques » tels que Jean-Luc Blanc, Jean-Luc Verna, Aurèle, la Fédération française de funk…) des artistes qui, comme elle, se moquent des frontières entre les différentes disciplines artistiques, non pas qu’ils ne comprennent pas où ces frontières sont censées se situer, loin de là, mais dès les années 80 ils décident sciemment de ne pas les prendre en compte afin de pouvoir profiter pleinement d’une accélération des échanges et de la communication, d’un nouvel accès à l’information et au savoir qui permet de court-circuiter toute lourdeur académique.

 L’hôpital FMR a été en ce sens une vraie école pour Maria Tomé comme pour beaucoup d’autres, mais une école rebelle qui a forgé des créateurs dans une forme de souplesse qui est de nos jours partagée par beaucoup de jeunes artistes. De ce point de vue, Maria Tomé est très innovatrice : À l’instar d’artistes comme Keith Haring (entre les graffiti et peinture), ou avant lui, les frères Diego et Alberto Giacometti (entre sculpture et design), Oskar Schlemmer (entre architecture et théâtre), Sonia Delaunay (ses œuvres, considérées à l’époque comme des simples pièces de tissu décoratifs, sont antérieures aux toiles de Mondrian) cette artiste transversale est au service de l’humain. Vêtir ses amis et les gens qu’elle aime (elle crée des habits pour George Clinton depuis plus de deux décennies, il porte systématiquement tout ce qu’elle lui propose sans discuter et si cela en dit long sur la relation de confiance qui s’est établie entre cette star mondiale et Maria Tomé, cela nous fait aussi comprendre que la bienveillance de cette artiste est contagieuse). Recouvrir les gens de bienveillance, les sublimer, est pour elle une mission vitale, au même titre que proposer le cheminement de sa pensée et de son intuition. Ces deux hémicycles de son travail sont inséparables et elle leur accorde une même importance.


Le Bel Indifférent

au théâtre Nout

L’attente insupportable d’une femme, chanteuse à succès des années 40, à laquelle son amant ne prête plus aucune attention. Puis, le retour d’Émile, « bel indifférent » et le dialogue, se mutant en monologue d’une amoureuse qui vide son cœur à son amant stoïque, dissimulé derrière son journal… Tragédie pathétique de celui prêt à tout pour ne pas perdre ce qu’il a déjà perdu depuis longtemps.

 Ce texte fut écrit en 1940, par Jean Cocteau pour son amie la môme Piaf. Poignant, tragique et drôle à sa façon, il nous entraîne dans les méandres de la folie amoureuse qui transforme les protagonistes du texte en deux entités : celui qui est attendu et celui qui attend…


Pinocchio !

au théâtre Nout

Sous le charme de musiques classiques et orientales, Pinocchio ! invite à redécouvrir un des contes les plus populaires d’Italie : Les aventures de Pinocchio. Geppetto, modeste menuisier, décide de fabriquer une marionnette, Pinocchio. Celle-ci prend vie et c’est alors que commence la découverte du monde pour la marionnette.

 L’adaptation du metteur en scène, Hazem El Awadly, se fonde sur le théâtre baroque et frontal ainsi que sur la musique, omniprésente. Cette adaptation met l’accent sur l’humour et la surprise, grâce, notamment, aux costumes originaux. La mise en scène magique et intimiste donne une ambiance féerique à ce spectacle pour petits et grands enfants.